En France, une poignée d’individus face au totalitarisme pseudo sanitaire

La bourgeoisie a dépouillé de leur auréole toutes les professions jusque-là réputées vénérables et vénérées. Du médecin, du juriste, du prêtre, du poète, du savant, elle a fait des travailleurs salariés.

Manifeste du parti communiste, Karl Marx, Friedrich Engels

Or aujourd’hui, les individus, c’est ce qui manque le plus. Le marxisme nous avait assez expliqué que l’homme n’est que le produit des conditions sociales dans lesquelles il vit, que sa conscience individuelle n’est qu’une illusion, sa liberté un leurre, etc. Eh bien, voilà, à force d’écrire des choses horribles, elles finissent par arriver !

Dialogues sur l’achèvement des temps modernes, Jaime Semprun

La société du spectacle qui n’est que l’exercice du pouvoir par la pratique permanente du mensonge, aboutit inéluctablement à sa forme politique la plus adéquate : le totalitarisme.

La fausse pandémie du coronavirus est le moyen efficace et opportuniste de son instauration. Le virus existe et a tué mais ce fut le plus souvent dû à la volonté implacable de l’Etat moderne capitaliste mondialiste d’interdire les traitements existants. La mise en scène sordide des nécromanciens de l’Etat attisant la terreur avec le chiffrage quotidien des décès restera l’exemple le plus abominable de la pratique du mensonge politico-médiatique. Qu’il soit clair que nous ne nions pas l’existence du virus et son caractère agressif, que son origine soit naturelle ou due à une fabrication en laboratoire avec fuite accidentelle ou encore à des fins d’utilisation d’arme bactériologique. Mais l’escroquerie de la production falsifiée des chiffres des décès, le confinement autoritaire et le déni des traitements entre autres par la mise au ban de l’hydroxychloroquine, ont représenté les moyens sûrs de la production d’une terreur de masse justifiant la voie totalitaire.

Celui qui peut croire un seul instant que l’Etat moderne se préoccupe de la santé de ses populations prouve à l’évidence sa bêtise la plus crasse et sa lâcheté, alors que tant d’exemples concrets démontrent sa parfaite indifférence quant aux si nombreuses pollutions de la société industrielle dont il a la gestion. On se doute que les dirigeants de ce même Etat sont animés d’un respect irréfutable pour la vie sur Terre quand ils font passer en catimini une loi inique dite loi de bioéthique qui permet l’avortement de bébés de 9 mois pour cause de « détresse psychologique » ou qui ouvre la voie à la fabrication de chimères homme / animal. On reconnaîtra là leur stupéfiante et sordide efficacité dans l’art de la destruction et de la manipulation du vivant devenu marchandise.

L’objectif du maintien de cette crise sanitaire dans un contexte de terreur organisée est le contrôle total des populations associé à leur profonde déshumanisation. L’atomisation renforcée des individus, l’impossibilité de communication où chacun, en tant qu’asymptomatique, se révèle ennemi potentiel de l’autre, vient tout naturellement induire le consentement à la vaccination obligatoire. Cette dernière permet l’empoisonnement des corps, et l’ensemble du programme étatique aboutit à un basculement anthropologique où la réification de l’homme est achevée.

Berlin 29 août 2020 : Énorme foule de manifestants pour le discours historique de Robert Kennedy Jr (France Soir)

Face à cette volonté implacable d’écrasement, qu’observe-t-on en France ?

Le samedi 29 août, des foules considérables se rassemblaient à Berlin, Londres, Ottawa, Zürich et sans doute ailleurs. En un contraste frappant, à Paris le même jour, quelques centaines de personnes seulement se réunissaient place de la Nation à 13 heures avec une présence policière surdimensionnée. Pourquoi une telle différence dans la réactivité des populations européennes ? En France, la sensibilité sans doute plus forte qu’ailleurs aux inégalités sociales, se révèle contre-productive et plus facilement soumise à la récupération au moment où un totalitarisme d’une forme nouvelle s’installe. Le « peuple de gauche » très « écolo » de ce malheureux pays, le secteur mental parfaitement identifié de la fausse conscience et du crétinisme entretenu, apparaît encore plus enclin que partout ailleurs à se convaincre que les « anti masque » et les « anti vaccin » sont des complotistes, des négationnistes, des psychopathes narcissiques, des antisémites, des gens d’extrême droite voire des nazis. Sans négliger l’importance de l’écrasement économique des classes moyennes et populaires, il est évident que le coup d’accélérateur de l’oppression qui consiste à cibler l’intégrité physique et psychique des individus est un bien plus grand péril. C’est sans doute parce que les Anglais, les Allemands, les Suisses ou les Québécois sont nettement plus passifs devant l’agression économique qu’ils sont d’autant plus opposés au port du masque permanent et à la vaccination obligatoire, avec un sens plus aigu de la liberté individuelle. Voilà bien un exemple de la fantastique diversité de l’énergie vitale des peuples et de leur degré de conditionnement selon les modalités d’oppression.

Ce coronavirus est un fantastique révélateur politique. Même si ce n’est aucunement une découverte pour tout individu encore doué de jugement personnel, il confirme l’homogénéité complice dans l’oppression de tous les boutiquiers politicards du pays, de l’extrême droite à l’extrême gauche. A la seule exception timide mais réelle de Florian Philippot, perdu dans les limbes de l’inexistence médiatique et complaisamment « fascisé » par la propagande, ils ont tous brillé par leur silence ou par leur critique convenue et tolérée de la fameuse mauvaise gestion de la crise. Mais autre fait objectif d’importance, la période démontre également toute l’imposture du mouvement des Gilets jaunes dans sa phase actuelle moribonde. Les premiers rendez-vous ou actes Gilets jaunes de la fin de l’année 2018 et encore du début de l’année 2019 ont montré incontestablement la réalité d’une colère subversive et nous ne pouvions que nous en réjouir. Ces premiers actes furent de réels moments pré révolutionnaires. Hélas ! cette période est lointaine et le phénomène de décomposition est devenu réel. Du fait de la féroce répression policière, de l’incapacité à formuler une critique renouvelée, et de la récupération dévoyée par un misérable gauchisme fossilisé, sincère par bêtise ou quelquefois financé, le mouvement s’est transformé en manifestation folklorique de l’impuissance politique. Certes des risques certains persistaient toujours pour les manifestants à cause d’un déchainement insensé de brutalité policière. Mais on remarquait inexorablement une dégradation en expression festivisée et inopérante où des chants infantiles venaient mécaniquement ponctuer des défilés proches des mises en scène syndicales classiques. Quand le chant s’impose dans les manifestations, cela signe le plus souvent le coma artificiel des participants.

Rhinocéros, pièce de théâtre d’Eugène Ionesco, 1959

Aujourd’hui, le mouvement des Gilets jaunes s’est bien gardé de relayer l’initiative de rassemblement contre la dictature sanitaire de ce samedi 29 août à Paris. Ses figures médiatisées, ses leaders qui ne sont pas des leaders mais qui sont quand même des leaders, ont sagement négligé d’appeler à rejoindre cette initiative. Et pourtant, comme adeptes fervents des « réseaux sociaux », ils ne pouvaient pas ignorer l’initiative parisienne et les différents rendez-vous européens du même jour. De la part de gens qui ne craignaient jamais la confidentialité certaine de leurs rendez-vous dans un passé récent, et qui n’auraient pas hésité dans d’autres circonstances à appeler à des marches de 15 kilomètres sans le moindre intérêt en plein mois d’août, on ne peut que s’interroger sur leur étonnante réserve. « On est là, on est là … » comme le proclame la ritournelle imbécile, eh bien en l’occurrence ils n’étaient pas là, à l’exception, il faut le signaler avec honnêteté, de l’infime minorité que sont les « Gilets jaunes constituants », toujours restés dans les faits très minoritaires.

Il faut donc en tirer les nécessaires conclusions. Ce mouvement des Gilets jaunes, devenu une resucée des gesticulations syndicales, est devenu obsolète. C’est désormais une escroquerie, une manifestation muséographique et il doit enfin disparaître pour faire place à une nouvelle forme de prise de conscience anti totalitaire. Un mouvement qui échoue, quelles que fussent ses immenses qualités de départ, doit se dissoudre en tant que tel. La révolte des peuples n’a pas d’intérêt à s’accrocher à des formes et contenus fétichistes dépassés. Elle ne peut que trouver du bénéfice à se transformer pour donner naissance à de nouvelles formes théoriques et pratiques de critique en phase avec la nouvelle donne oppressive. L’oppression évolue souvent beaucoup plus rapidement que la critique. Même si le « frigo vide » est et reste un drame, on admettra volontiers que la « distanciation sociale », le piétinement de toutes les libertés individuelles, la perte du droit à respirer et la vaccination obligatoire sont des menaces bien plus terrifiantes. On saura désormais que ceux qui au maximum de leur radicalité d’opérette réclameront la gratuité des masques ou un surplus de compassion pour les « pauvres » touchés non seulement par la crise économique mais désormais aussi par la crise sanitaire, sont nos ennemis et doivent être traités comme tels, des faussaires de la fausse critique.

Le Prisonnier, série télévisée britannique de George Markstein et Patrick McGoohan (1967).

Ainsi, le rendez-vous du 12 septembre annoncé par ces Gilets jaunes comme le retour de la contestation dans la rue, un peu à la manière des syndicats spécialistes des rendez-vous de rentrée dans des combats factices chargés de justifier leur existence misérable, s’annonce comme une énorme supercherie. Aucun signe d’expression sur les fameux « réseaux sociaux » ne laisse entendre que la dictature sanitaire y sera dénoncée. Chargée de relancer la présence de rue sur le thème de la répartition de la richesse (qui a son importance à n’en pas douter), cette initiative s’avère dérisoire au moment où le mondialisme capitaliste devenu totalitaire cible objectivement nos corps et notre psychisme pour nous déshumaniser dans un fantastique basculement anthropologique. N’oublions pas que l’Etat ne néglige pas de s’attaquer dans sa frénésie autoritariste aux enfants eux-mêmes, à nos enfants, en dégradant systématiquement leur vie quotidienne par la « distanciation sociale » et leur santé par des perspectives de vaccination obligatoire chargée de poison. On rejoint là des scénarios rencontrés dans les romans d’anticipation les plus sombres mais ô combien prémonitoires, avec des auteurs tels qu’Aldous Huxley, Arthur C. Clarke ou encore Philip K. Dick.

Nous formulerons une dernière remarque d’importance. Si les médecins et les enseignants refusaient la manipulation et la dénonçaient, celle-ci s’effondrerait car la matraque ne suffit pas à pérenniser une oppression. Mais nous savons hélas depuis le Manifeste communiste que toutes les professions jadis indépendantes et honorables ont été dénaturées par le Capital triomphant. La lâcheté et la bêtise leur sont tristement consubstantielles en cette lugubre année 2020.

Que naisse un mouvement du 29 août !

A bas la société du spectacle, à bas le mensonge totalitaire.

Patrick Visconti

I may be vile and pernicious
But you can’t look away
I make you think I’m delicious
With the stuff that I say
I’m the best you can get
Have you guessed me yet?
I’m the slime oozin’ out
From your TV set.

Frank Zappa, Over-Nite Sensation (1973)

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